2016 : Colloque international « La politique étrangère d’Obama » 13-14 octobre

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Colloque international Université de Poitiers 13-­14 Octobre 2016

Le bilan de la politique étrangère d’Obama: Les Etats-Unis et la fin de la grande stratégie ?

 

Proposé par:

Maud Quessard-Salvaing (MIMMOC, Université de Poitiers)

Maya Kandel (IRSEM, Ecole Militaire, Paris)

 

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Frais d’inscription uniquement pour les participants, l’entrée étant libre.

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Argumentaire : le bilan de la politique étrangère d’Obama : la fin de la grande stratégie ?

Proposer un premier bilan de la politique étrangère du président Obama nécessite de s’interroger sur la doctrine ou la stratégie du président Obama en politique étrangère, s’il en est. Cette interrogation récurrente au cours des deux mandats de la présidence Obama, correspond à un contexte international où l’on évalue de plus en plus difficilement la possibilité de mener une « grande stratégie » dans un monde contemporain caractérisé par une complexité croissante. Ce véritable « chaos stratégique » (Pierre Hassner), se caractérise par la multiplicité des crises et des niveaux de crises, des espaces de guerres et des recompositions majeures – du Moyen-­Orient à l’Asie, ainsi que par la multiplicité et l’ascension des acteurs non-­étatiques ou transnationaux (groupes terroristes, ONGs, lobbies, individu), des puissances émergentes, émergées (Chine) ou réémergentes (Russie). Or, le point commun de plusieurs de ces acteurs ascendants est de vouloir détruire ou remettre en question les fondements de l’architecture internationale, un ordre promu et soutenu par les Etats-Unis depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La présidence Obama marque-­t-­elle pour autant la fin de la grande stratégie en politique étrangère ?

Sans prétendre établir un bilan définitif de l’action internationale de l’administration Obama, ce colloque international et interdisciplinaire, aura pour but de proposer des clés d’interprétation notamment en réactions aux différentes lectures de la politique étrangère d’Obama formulées par experts et universitaires au cours de ces deux mandats. Il tentera ainsi de mettre en perspective l’héritage historique auquel Obama a semblé prétendre, au-­delà de la seule prophétie d’un retour pur et simple au réalisme en politique étrangère.

Renouveler le leadership américain, transformer profondément la stratégie internationale des Etats-Unis en faisant la promotion d’une puissance intelligente (smart power), telle a été l’ambition de départ de Barack Obama ; en voulant marquer la rupture, mettre fin aux guerres de Bush, le président Obama a aussi voulu rompre avec le tout-militaire caractéristique selon lui de la politique non seulement de son prédécesseur mais aussi dans une moindre mesure de Bill Clinton. Cette volonté de « renouveler le leadership américain » (renew American leadership), et de repenser les stratégies de la puissance à l’international, exprimée dans sa profession de foi de 2007 (Foreign Affairs), se traduit dès le début de son premier mandat par la notion de smart power, mis en exergue par sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Rééquilibrer les outils de la politique étrangère et en particulier la diplomatie et la politique économique au service des intérêts stratégiques des Etats-Unis, telle a été l’ambition première du tandem Obama-­Clinton (Nossel, Nye).

C’est alors un leadership plus humble et discret (benign hegemon) que l’on retient dans un premier temps, en particulier dans les interventions militaires – le fameux « leadership from behind » mis en œuvre en Libye, un interventionnisme qui privilégie le recours au cadre multilatéral, notamment lorsque les intérêts américains ne sont pas directement menacés (Ryan Lizza, « The Consequentialist »).

Par ailleurs, pour adapter la posture internationale des Etats-Unis à un système international en pleine mutation, où les rapports de force évoluent face à la montée des émergents, pour préserver les Etats-Unis du « déclin », la nécessité d’un rééquilibrage non seulement des outils, mais aussi des priorités régionales, s’est rapidement imposée. Le pivot vers l’Asie s’est notamment traduit par des stratégies de con-gagement (containment et engagement) alliance intelligente de la dissuasion militaire et des alliances économiques. Certains des défenseurs d’une politique étrangère « décomplexée » de Barack Obama durant le second mandat mettront l’accent sur la diplomatie, dont les résultats historiques sont l’accord sur le nucléaire iranien, et le fait d’avoir renoué des relations avec l’Iran même si l’on est loin d’une normalisation, qui au demeurant n ’était pas l’objectif recherché ; également à la fois saluée et très controversée : la reprise des relations diplomatiques avec Cuba, tournant enfin la page de la guerre froide sur le continent américain.

Au-­delà de ces apparents succès, il y aurait dans la stratégie d’Obama une ambition profonde de transformer les relations des Etats-Unis avec le reste du monde en rompant avec les règles du jeu traditionnelles, mises en place depuis la fin de la guerre froide, que ce soit au niveau des outils utilisés (solution militaire à toute crise), mais aussi au niveau des alliances traditionnelles, notamment au Moyen-Orient, avec une volonté ou une nécessité marquée de rééquilibrer la position des Etats-Unis entre les pouvoirs sunnites et chiites (Jeffrey Goldberg « Obama Doctrine », The Atlantic mars 2016).

Cependant, les thèses alternatives, sont nombreuses et mettent en avant les échecs stratégiques renouvelés de l’administration démocrate notamment au Moyen Orient, en Irak et en Syrie où Barack Obama ne parvient pas à mettre fin à la propagation de la menace terroriste (d’Al-­Quaida et de l’Etat Islamique) et par conséquent à « la grande guerre du moment » (Michael Morell) qui ne s’est manifestement pas arrêtée à Abbottabad avec la mort de Ben Laden. Quant aux thèses qui fustigent les choix de l’administration Obama et prônent une alternative partisane, celle proposée par Colin Dueck dans son dernier ouvrage, The Obama doctrine, insiste sur la priorité donnée par le président Obama à la politique intérieure (nation building at home) qui aurait défini une politique étrangère de retenue (strategic restraint), voire de désengagement (retrenchment), répondant au souhait de la population et aux contraintes budgétaires.

Il sera de ce fait particulièrement éclairant d’analyser la politique d’Obama dans une perspective historique, afin de resituer ses choix en favorisant une approche comparative (Johnson, Carter, Nixon, Reagan ou Bush), mais aussi afin de qualifier la portée du désengagement américain sous Obama : véritable rupture, ou bien simple phase supplémentaire classique et somme toute attendue dans l’évolution cyclique de la politique étrangère américaine depuis 1945, marquée par l’alternance entre surexpansion et désengagement relatif (Sestanovich, Maximalist).

Dans ce contexte, cette rencontre scientifique, qui tentera de replacer l’administration Obama dans une perspective historique, permettra de s’interroger sur les éléments suivants : la « retenue stratégique » (strategic restraint) du président Obama constitue-t-elle une rupture, ou s’agit-il d’une phase normale et attendue de retrait, après la surexpansion des années George W. Bush ? Plus encore, marque-t-elle le début d’un nouveau cycle dans la politique étrangère américaine ?

Plus largement, comment varient les choix stratégiques américains ? Les changements politiques, d’une administration à l’autre, constituent-ils les véritables ruptures, ou faut-il regarder plutôt du côté des contraintes intérieures et/ou internationales ? On pourra ainsi s’interroger sur le rôle du cadre institutionnel, non seulement sur l’élaboration mais aussi sur la mise en œuvre (et donc le résultat) de la politique étrangère : l’influence de ces déterminants (opinion, Congrès notamment) est une constante de la politique étrangère américaine, mais elle varie aussi en fonction du contexte international (Zelizer). Par ailleurs, on s’interrogera aussi sur la manière dont les bouleversements, voire l’effritement de l’ordre international, ont affecté la vision du monde d’Obama et donc sa stratégie internationale. En particulier, le pivot vers l’Asie a-t-il eu un effet contre-productif, agissant en « prophétie auto-réalisatrice » sur la politique extérieure chinoise ? La « mise à distance » du Moyen-Orient a-t-elle joué contre les Etats-Unis en permettant le retour de la Russie ?

Les analyses proposées pourront emprunter aussi bien à la science politique, à l’histoire ou à la civilisation (area studies) et privilégieront les approches thématiques ou régionales, l’idée étant de proposer un ensemble de pistes d’interprétation plutôt qu’un bilan définitif encore impossible sans le recul de l’historien.

Bibliographie sélective :

  • Acharya, Amitav, The End of American World Order, Malden and Cambridge: Polity Press, 2014.
  • Brzezinski, Zbigniew Kazimierz, From hope to audacity: appraising Obama’s foreign policy, Foreign Affairs, January-February 2010, vol.89: n°1, pp.16-30.
  • Brzezinski, Zbigniew, Strategic vision: America and the crisis of global power, New York: Basic Books, 2012.
  • Bremmer, Ian, Every Nation for Itself: Winners and Losers in a G-Zero World, New York, Penguin, 2012.
  • Clinton, Hillary, “Leading Through Civilian Power, The First Quadriennal Diplomacy and Development Review”, Department of State, 2010.
  • Dueck, Colin, The Obama Doctrine, American Grand Strategy Today, Oxford : Oxford University Press, 2015
  • Ikenberry, G. John, The Crisis of American Foreign Policy: Wilsonianism in the Twenty-first century, Princeton: Princeton University Press, 2011.
  • Nye, Joseph, Is the American Century Over?, Malden & Cambridge: Polity Press, 2015.
  • Lieber, Robert J., Power and Willpower in the American Future: Why the United States Is Not Destined to Decline, Cambridge: Cambridge University Press, 2012.
  • Foucault Martial, Mérand Frédéric, “The Challenge of Burden-Sharing,” International Journal 67, Spring 2012, pp. 423-29.
  • Golberg, Jeffrey, « The Obama Doctrine », The Atlantic, mars 2016.
  • Lizza, Ryan, “The Consequentialist : How the arab Spring remade Obama’s foreign policy”, The New Yorker, 2 May, 2011.
  • Mead, Walter R., Special Providence. American Foreign Policy and How it changed the World, Alfred Knopf, New York, 2001.
  • Obama, Barack, “Renewing American Leadership”, Foreign Affairs, 86, July-A ugust 2007.
  • Remnick, David, “Going the Distance”, The New Yorker, January, 27, 2014.
  • Sanger, David, Confront and Conceal: Obama’s Secret Wars and Surprising Use of American power, New York, Crown, 2012.
  • Sestanovich, Stephen, Maximalist, America in the world from Truman to Obama, New York: Random House, 2014.
  • Smith, Tony, America’s Mission: The US and the Worldwide Struggle for Democracy in the Twentieth Century, Princeton University Press, Princeton, 2012.
  • Vaisse, Justin, Obama et sa politique étrangère (2008-2012), Paris, Odile Jacob, 2012.
  • Vali, Nasr, The Dispensable Nation: American Foreign Policy in Retreat, New York: Doubleday, 2013.
  • Zacharia, Fareed, “Whatever happened to Obama’s pivot to Asia?”, The Washington Post, April 16 th, 20 15.
  • Zelizer, Julian, Arsenal of Democracy : The Politics of National Security, New York: Basic Books, 2012.

 

Position: An overview of Obama’s foreign policy: the end of a grand strategy?

An initial assessment of President Obama’s foreign policy first requires that we take a look at President Obama’s doctrine or strategy regarding foreign policy, if any. This recurring question throughout the two terms of Obama’s presidency corresponds to an international context where it is increasingly difficult to conduct a “grand strategy” in a contemporary world characterized by growing complexity. This “strategic chaos” (Pierre Hassner) can be seen in the numerous crises and levels of crises, war zones and major reconfigurations, from the Middle East to Asia, alongside the growing numbers and the rise of non-state and transnational actors (terrorist groups, NGOs, lobbies, individual entities), emerging powers, new powers (China) or re-emerging powers (Russia). What these rising actors have in common is a desire to destroy or challenge the cornerstones of the international architecture, the order that has been fostered and supported by the United States since the end of World War II. Has Obama’s presidency brought an end to grand strategy in foreign policy?

Without seeking to draw up a definitive assessment of the Obama administration’s international activity, this international and interdisciplinary conference aims to propose the core aspects to analyse it, namely in response to the various analyses of Obama’s foreign policy formulated by experts and academics throughout his two terms. In doing so, we will attempt to highlight the historic heritage that Obama appeared to seek, going beyond the simple prediction of a straightforward return to realism in foreign policy.

Renewing American leadership and thoroughly transforming US international strategy by promoting smart power was Barack Obama’s initial ambition; by making a clean break and ending Bush’s wars, President Obama also wanted to break with the military-centred approach he believed was characteristic of the policies of not just his predecessor but also to a lesser extent of Bill Clinton. This desire to renew American leadership and come up with new international power strategies, expressed in his presidency essay in 2007 (Foreign Affairs), resulted in the notion of smart power, which his Secretary of State Hillary Clinton promoted from the beginning of his first term. The primary goal of the Obama-Clinton duo was to rebalance the tools of foreign policy, and in particular diplomacy and economic policy, for the benefit of the United States’ strategic interests (Nye Nossel).

It was a more humble and discreet leadership (the “benign hegemon”) that was adopted initially, in particular for military interventions – for example, the famous “leading from behind” strategy implemented in Libya, attesting to an approach to intervention in a multilateral framework, in particular when US interests were not directly threatened (Ryan Lizza, « The Consequentalist »).

In order to adapt the United States’ international posture to an international system undergoing major changes, where power relationships evolved with the rise of emerging powers, to save the United States from decline, it soon became essential to rebalance not just the tools, but regional priorities. The pivot to Asia mainly resulted in congagement strategies (containment and engagement), an intelligent combination of military deterrence and economic alliances. Some of the supporters of Barack Obama’s “uninhibited” foreign policy during his second term highlight his diplomacy, which resulted in a historic nuclear agreement with Iran, and the resumption of diplomatic relations with that country, which, although not fully restored, was not the original objective; another feat that was both hailed and subject to much controversy was the resumption of diplomatic relations with Cuba, finally turning the page on the cold war on the American continent.

Going beyond these apparent success stories, Obama’s strategy also includes a strong ambition to transform US relations with the rest of the world, breaking with the traditions established after the Cold War, both at the level of the tools used (a military solution to every crisis), and in terms of traditional alliances, namely in the Middle East, where there is a marked desire and need to re balance the United States’ position between Sunnis and Shiites (Jeffrey Goldberg, « Obama Doctrine », The Atlantic, March 2016).

However, there are a number of conflicting opinions that highlight the repeated strategic failures of the Democrat administration, namely in the Middle East, in Iraq and Syria where Barack Obama has not succeeded in stamping out the terrorist threat (of Al-Qaeda and Islamic State) and consequently “the great war of our time” (Michael Morell), which clearly did not end with the death of Bin Laden in Abbottabad. As for those who criticize the choices of the Obama administration and advocate a partisan alternative, Colin Dueck in his latest work, The Obama Doctrine, stresses the priority given by President Obama to domestic policy (nation-building at home) which resulted in strategic restraint in his foreign policy and even retrenchment, responding to the desires of the people and budgetary constraints.

It would therefore be particularly enlightening to analyse Obama’s policy with a historic perspective, in order to study his choices with a comparative approach (Johnson, Carter, Nixon, Reagan and Bush), and qualify the scope of US disengagement under Obama: was it truly a break, or just a classic supplementary phase and the expected result of the cyclical evolution of US foreign policy since 1945, marked by an alternating pattern of overexpansion and relative disengagement (Sestanovich, Maximalist)?

In this context, this academic meeting, which aims to study the Obama administration from a historic perspective, will provide us the opportunity to focus on the following elements: can Obama’s “strategic restraint” be seen as a break with past traditions, or is it the normal and expected phase of retreat, following the overexpansion of the George W. Bush years? Further still, does it mark the beginning of a new cycle in US foreign policy?

More generally, how do US strategic choices vary? Do the changing policies from one administration to another create breaks with the past, or should we look instead to the domestic and/or international limitations? We may also study the role of the institutional framework, not only on the development but also the implementing (and therefore the result) of foreign policy: the influence of these determining factors (opinion, namely of Congress) is a constant in American foreign policy, but it also varies according to the international context (Zelizer). Furthermore, we will also look at how upheaval and even the crumbling of the international order affected Obama’s world vision and therefore his international strategy. In particular, did the pivot to Asia have a counterproductive effect, acting as a “self-fulfilling prophecy” on Chinese foreign policy? Did the “distancing” of the Middle East work against the United States in allowing Russia to return to the stage?

The proposed analyses may take inspiration from political science, history or area studies, prioritizing thematic and regional approaches, with the idea being to come up with a variety of interpretations, rather than a definitive assessment, which is not yet possible without the historian’s perspective.

Selected bibliography:

  • Acharya, Amitav, The End of American World Order, Malden and Cambridge: Polity Press, 2014.
  • Brzezinski, Zbigniew Kazimierz, From hope to audacity: appraising Obama’s foreign policy, Foreign Affairs, January-February 2010, vol.89: n°1, pp.16-30.
  • Brzezinski, Zbigniew, Strategic vision: America and the crisis of global power, New York: Basic Books, 2012.
  • Bremmer, Ian, Every Nation for Itself: Winners and Losers in a G-Zero World, New York, Penguin, 2012.
  • Clinton, Hillary, “Leading Through Civilian Power, The First Quadriennal Diplomacy and Development Review”, Department of State, 2010.
  • Dueck, Colin, The Obama Doctrine, American Grand Strategy Today, Oxford : Oxford University Press, 2015
  • Ikenberry, G. John, The Crisis of American Foreign Policy: Wilsonianism in the Twenty-first century, Princeton: Princeton University Press, 2011.
  • Nye, Joseph, Is the American Century Over?, Malden & Cambridge: Polity Press, 2015.
  • Lieber, Robert J., Power and Willpower in the American Future: Why the United States Is Not Destined to Decline, Cambridge: Cambridge University Press, 2012.
  • Foucault Martial, Mérand Frédéric, “The Challenge of Burden-Sharing,” International Journal 67, Spring 2012, pp. 423-29.
  • Golberg, Jeffrey, « The Obama Doctrine », The Atlantic, mars 2016.
  • Lizza, Ryan, “The Consequentialist : How the arab Spring remade Obama’s foreign policy”, The New Yorker, 2 May, 2011.
  • Mead, Walter R., Special Providence. American Foreign Policy and How it changed the World, Alfred Knopf, New York, 2001.
  • Obama, Barack, “Renewing American Leadership”, Foreign Affairs, 86, July-A ugust 2007.
  • Remnick, David, “Going the Distance”, The New Yorker, January, 27, 2014.
  • Sanger, David, Confront and Conceal: Obama’s Secret Wars and Surprising Use of American power, New York, Crown, 2012.
  • Sestanovich, Stephen, Maximalist, America in the world from Truman to Obama, New York: Random House, 2014.
  • Smith, Tony, America’s Mission: The US and the Worldwide Struggle for Democracy in the Twentieth Century, Princeton University Press, Princeton, 2012.
  • Vaisse, Justin, Obama et sa politique étrangère (2008-2012), Paris, Odile Jacob, 2012.
  • Vali, Nasr, The Dispensable Nation: American Foreign Policy in Retreat, New York: Doubleday, 2013.
  • Zacharia, Fareed, “Whatever happened to Obama’s pivot to Asia?”, The Washington Post, April 16 th, 20 15.
  • Zelizer, Julian, Arsenal of Democracy : The Politics of National Security, New York: Basic Books, 2012.

 

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